Et si on se mettait en colère…

Se laisser aller….Se laisser aller… Pour une fois je vais vous parler d’une émotion dite négative et oui !! Je vais même vous dire d’y aller carrément. Mais où? Dans la colère, de vous libérer de cette émotion qui peut vous rendre malade, vous bloquer, c’est un coleredes moyens de montrer vos limites… Bien sur à ne pas utiliser sans modération. Ne devenez un être colérique non plus.

Quand avez-vous été en colère pour la dernière fois ? Vous vous en souvenez ?

Cela fait toujours du bien d’exprimer sa colère ! Si vous pensez à la dernière fois que vous vous êtes mis en colère… diriez-vous que vous étiez « juste énervée », « échauffée », « violente », ou effectivement « en colère » ?

Il semble que cette expression « se mettre en colère » ne soit pas utilisée à sa juste valeur. J’observe souvent des proches, et moi-même, utiliser des expressions détournées pour éviter, sûrement inconsciemment, de dire que nous étions en colère.

 

En même temps, la colère n’est-elle pas un péché !?!! Eh bien justement, pas pour tout le monde. Les chercheurs en psychologie  placent la colère parmi les émotions légitimes que l’être humain doit apprendre à exprimer et à contrôler

 

Est-ce positif d’exprimer sa colère ?

La colère est une émotion, voire un bouillonnement d’émotions.

 

Avoir peur d’exprimer sa colère peut signifier avoir peur de ne plus se contrôler lors de l’ « explosion ».

Or attendre, laisser passer du temps entre les différents événements de colère engendre l’accumulation de sentiments négatifs et le renforcement des jugements. Et ces sentiments finissent par apparaître sous forme agressive. Il s’agit alors de violence, qui peut être physique et/ou psychologique, qui crée une souffrance du même ordre chez la « victime » mais aussi sur son « agresseur«.

Il est donc important d’apprendre à exprimer sa colère et non à la retenir. Exprimer sa colère,  c’est dire  « je » , c’est montrer ses émotions, sa fragilité, c’est s’exposer, c’est dépasser la honte. Si on ne s’exprime pas, de peur de risquer de perdre l’autre, on risque de se perdre soi-même. »(1)

En effet, notre colère accumulée en nous risque d’exploser au nez d’une personne qui n’est pas liée à cette colère passée mais qui représente juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

(1)Psychologie Positive : le bonheur dans tous ses états (sous la coordination de Ilios Kotsou et Caroline Lesire, Editions Jouvence, 2011), Chap. 3, Isabelle Filliozat.

Publié le 5/05/2016 par Kristine Deloupy.
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